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ArteHistoire

François Diday, La Cascade de Pissevache, 1852

20 Juin 2014 , Rédigé par Sabrina Ciardo Publié dans #Histoire de l'art

Bonjour, aujourd'hui je vous propose de découvrir une autre œuvre du Musée d'Art et d'Histoire de Genève. Il s'agit du tableau réalisé par François Diday (1802-1877), un peintre genevois. Le tableau que je vais analyser a été réalisé en 1852 et est intitulé La Cascade de Pissevache. Cette huile sur toile mesure environ 1,5m x 1m. L’œuvre a été acquise par souscription en 1855 à Genève.

Le courant dans lequel l'artiste s'inscrit est le romantisme, courant qui représente des paysages pleins de grandeur et d'effroi.

Le tableau représente une cascade valaisanne de la Salanfe (avant Martigny). Dans ce paysage des vaches se trouvent au pied de la montagne avec un berger.

Ce grand tableau d'environ 1,5 m sur 1 m présente une légère vue plongeante.

Le centre d'intérêt est le paysage. Le regard part du ciel et descend jusqu'au troupeau de vache. Les lignes de forces sont obliques ce qui crée un effet de hauteur. Un rythme est donné par la cascade et les nuages. Le tableau est plein sur la droite et ouvert sur la gauche.

La tridimensionnalité est donnée par une superposition de plusieurs plans.

La source de la lumière est visible, car elle vient du ciel. Celle-ci vient du côté supérieur gauche. Il est possible de séparer le tableau en deux de façon horizontale. La lumière est douce et en même temps froide. Elle n'est pas contrastée et elle semble naturelle, diurne et donne un effet sublime, c'est-à-dire beau et mystérieux.

Les couleurs dominantes sont froides. Elles sont primaires et secondaires, nuancées entre le pâle du fond et le vif du premier et du deuxième plan. Il n'y a pas de contrastes entre les couleurs. Elles sont réalistes permettant ainsi de rendre une image la plus réelle possible pour que le spectateur ressente des émotions en voyant le paysage.

Le tracé est visible, les contours sont nets sauf dans la partie réservée au ciel. Les lignes de force sont des droites brisées. Il n'y a pas vraiment de délimitation rendu par un tracé noir, mais plutôt par une autre couleur.

La facture est léchée avec des effets de transparence. La touche est légère ce qui rend une sensation de monde mystérieux et magique.

L'artiste a voulu représenter une nature sublime. La cascade est suspendue dans le temps et le troupeau de vache est placé près de celle-ci pour représenter la grandeur et la force de la nature. La lumière qui vient illuminer cette cascade crée une lecture poétique du tableau, ce qui est typique du romantisme. Le spectateur se sent comme transporté dans un autre monde où tout semble calme, où le son de la cascade semble muet.

François Diday, La Cascade de Pissevache, 1852

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